Journal de la pie voyageuse – n°5

///Journal de la pie voyageuse – n°5

Journal de la pie voyageuse – n°5

* Pie : petit oiseau blanc et noir aux reflets bleu et vert, qui n’est pas sans rappeler les (nouvelles ?) couleurs de l’URB.

Samedi 3 novembre – fin de matinée

Après les 2 déconvenues en déplacement à Loon Plage et à Fougères, c’est un retour dans les Hauts de France qui attend l’URB en ce début novembre. En route pour Calais !

Calais ? L’an dernier, c’était un match raté… vraiment raté ! Mais oublions le passé… Cette saison, Calais pointe juste derrière l’URB avec un bilan de 3 victoires pour 4 défaites : le bilan est inverse pour l’URB. A l’issue de ce match, soit l’URB fera un vrai break, soit Calais et Rennes seront au coude-à-coude.

La salle de Calais est toujours aussi surprenante : flambant neuve, très lumineuse, vaste et originale. Voilà pour les extérieurs. L’intérieur laisse rêveur voire dubitatif : c’est biscornu, pas pratique pour les spectateurs, pas du tout fonctionnel et plein d’espaces perdus. Pour tout dire, cela ressemble à un chef d’œuvre d’un architecte. Tout sur l’esthétisme et l’originalité, rien sur le fonctionnel. Il paraît que les architectes disent que « ça gigote » dans des cas similaires.

L’affluence est clairsemée mais bon enfant, le speaker plutôt sympathique. On a envie de le plaindre quand il cherche vainement à faire réagir les quelques 350 spectateurs présents. En tout cas, il fait de son mieux et accueille avec fair-play ses « amis bretons ». La sono est parfaite. Vivement que cela commence !

C’est parti ! D’emblée, les équipes axent leur jeu sur la défense. Nikola ouvre les hostilités par un beau tir à 3 points. Les Rennais sont un peu plus agressifs en défense et poussent les locaux à la faute. Le dunk d’Antoine permet de concrétiser un premier break : 4-9. Nikola, omniprésent, fait enfler l’écart jusqu’à 6-14. Malheureusement, la fin du quart temps permet aux nordistes de recoller un peu : 10-14. Philippe est en échec à 3 points mais les Rennais mènent !

Le second quart temps débute dans la continuité de la fin du précédent. Résultat, les Calaisiens recollent à 14-14 après seulement 2mn 30. Le temps mort de Pascal permet à l’URB de reposer son jeu, de mieux défendre et de conclure souvent sur contre-attaque. 14-21. Puis les Rennais enchaînent parfaitement. A 10 secondes de la mi-temps, les Bretons mènent même 23-34. Il reste 2 fautes à donner pour conserver ce score. Malheureusement, Calais trouve l’ouverture au buzzer et revient à 26-34.

Les impressions à la mi-temps sont très partagées. Rennes mène, avec Philippe en échec à 3 points. Mais, en coupe de France, l’URB semblait maîtriser les débats à la mi-temps avant de se dérégler totalement en seconde période. La méfiance est de mise.

La reprise est douloureuse. La défense prend l’eau de toute part, et l’attaque reste incertaine malgré l’adresse retrouvée de Philippe. Calais revient à grand pas : 33-37 puis 39-40 après tout juste 3 minutes. A partir de là, un autre match commence, les 2 équipes se rendant coup pour coup. Les locaux prennent les devants 41-40, et même 54-51, au moment où Lucas prend sa quatrième faute personnelle. Un joli sursaut de l’URB permet de basculer en tête à l’amorce du dernier quart temps : 56-57. Tout reste à faire !

Le dernier quart temps est irrespirable. Le chassé-croisé continue : 58-60 puis 62-60 puis 62-66 ! A 65-66, Calais rate ses 2 lancers francs ! Il reste 2 minutes. Mais Calais recolle sans cesse à coup de panier longue distance. Lucas prend la faute fatidique dès son retour sur le parquet mais le nouveau dunk d’Antoine redonne le sourire aux visiteurs : 67-68. Fin de match haletante : 70-70, 46 secondes à jouer et 2 nouveaux lancers francs pour Calais. 71-70 et 7 secondes à jouer avec remise en jeu dans le camp de l’URB. Pascal pose son temps-mort pour avoir la remise en jeu dans le camp de Calais… Trop tard, l’entraineur calaisien l’a devancé ! La remise en jeu est donc bien sous le panier de l’URB. Il reste une faute à donner pour Calais. Elle est faite dans les règles de l’art. Il reste 4 secondes avec une touche tout juste dans le terrain des locaux.

Mais c’est raté, la touche de Bojan est contrée est les espoirs s’envolent. Philippe commet la faute tactique. Calais convertit sans trembler les 2 lancers et la tentative désespérée de Philippe ne se transforme pas en miracle. Défaite 73-70.

La défaite est rude tant la victoire paraissait accessible. Les fins de périodes auront été fatales aux Bretons. Cependant, le spectacle était au rendez-vous, et cela valait le –long– déplacement !

Le calendrier de cette fin d’année est dense : réception de Montivilliers, puis derby en coupe de France face au RPA avant d’aller à Vanves.

2018-11-04T13:54:15+00:004 novembre 2018|URB Chronique|

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