* Pie : petit oiseau blanc et noir aux reflets bleu et vert, qui n’est pas sans rappeler les (nouvelles ?) couleurs de l’URB.

Samedi 2 février – début d’après-midi : temps froid mais sec.

Destination Notre-Dame-de-Gravenchon, à mi-chemin entre Le Havre et Rouen. Après les victoires convaincantes en championnat, à Amiens puis face à Poissy, et la qualification en coupe de France, à Giberville, il s’agit de confirmer ce beau début d’année.

Les maladies de la saison hivernale n’ont pas épargné les joueurs de l’URB qui s’est trouvée réduite à la portion congrue aux entrainements de début de semaine. Toutefois, le groupe est au complet pour ce déplacement et seul Antoine Pesquerel paraît encore un peu fébrile. A priori, les Normands sont également au complet.

Au match aller, les Gravenchonnais avaient surpris les Rennais, en l’emportant 73-87. Il y a un goût de revanche dans l’air…

La salle de Notre Dame de Gravenchon ressemble un peu à un gymnase scolaire ; sur la base d’un terrain de handball, beaucoup de marquages ont été ajoutés au sol. Il n’y a qu’une seule tribune et le tableau des scores est assez pauvre. L’entrée est gratuite et les gradins faiblement garnis… probablement 200 personnes assistent au coup d’envoi.

Lucas Fontaine, Philippe Gautier, Nikola Djurasovic, Joffrey Scléar et Bojan Pelkic composent le 5 de départ. Nikola gagne l’engagement mais l’attaque échoue et ce sont finalement les locaux qui ouvrent la marque. Bojan pénètre au cœur de la défense et subit la première faute. 2-2 sur les lancers francs convertis. Deux paniers longue distance de Philippe et Nikola permettent aux Rennais de faire le premier break après 5 minutes de jeu (5-12). La fin du premier quart temps est assez semblable : Gravenchon commet des fautes sur les pénétrations de Yanis Takerboust, notamment, –mais les Rennais pêchent sur les lancers francs–, tente beaucoup de tirs à 3 points, souvent au buzzer tant la défense des visiteurs est résistante. Les Rennais alternent passes sous le panier, faisant briller Joffrey et Nikola, et tirs à 3 points. Les 2 derniers de Lucas, puis de Louis Trohel au buzzer permettent à l’URB de s’emparer du premier quart-temps 15-24.

Pascal Thibaud remet le 5 de départ pour débuter le deuxième quart-temps. Joffrey est insaisissable et accumule les paniers tout en provoquant des fautes (18-31). Les locaux trouvent quelques ouvertures en attaque mais ne parviennent pas à stopper les offensives rennaises. Le jeu de passe rapide et les alternances perturbent les Normands qui commettent de plus en plus de fautes. Le score enfle et atteint 26-42 après 15 minutes de jeu. Le temps mort de Gravenchon ne change pas grand-chose à la physionomie du jeu. Pascal équilibre un peu les temps de jeu, mais les entrants (Brieuc Belloir et Antoine Pesquerel) ne perturbent en rien le jeu de Rennes. La mi-temps intervient sur le score de 38-51.

Le tableau des fautes est aussi largement en faveur de l’URB avec seulement 4 fautes, contre 12 aux locaux, ce qui ne manque pas d’exaspérer quelques supporters bruyants.

La mi-temps est assez curieuse. En effet les joueurs de Gravenchon se sont visiblement fait renvoyer des vestiaires par leur coach : ils reviennent donc immédiatement sur le terrain et recommencent un échauffement de pré-match ! Ils se parlent beaucoup et se regroupent longuement avant d’aller chercher les consignes pour débuter la seconde mi-temps. La motivation est de retour : attention !

Pour débuter la seconde mi-temps, Pascal reprend le 5 de départ. Mais il y a un vrai changement : d’abord le public se réveille. Il y a même un bidon sur lequel s’acharnent deux supporters. Ensuite, sur le parquet, Gravenchon montre davantage d’engagement. Le jeu s’équilibre un peu. Le public conspue les arbitres à chaque faute sifflée à l’encontre des leurs. Mais rien n’y fait, l’URB reste concentrée, et le score prend de l’ampleur (45-63 puis 47-67 et 49-73) : les largesses en défense de Gravenchon font briller les Rennais, qui font le spectacle. Les Normands sur le parquet n’y croient plus. Ceux des tribunes continuent de chambrer le corps arbitral mais s’en prennent aussi à leurs joueurs. Le dunk raté de Nikola leur redonne le sourire, sans faire perdre celui des supporters rennais présents. 52-81 avant le dernier acte.

Brieuc, Yanis, Lucas, Philippe et Bojan débutent ce dernier quart-temps. Disons-le, ces 10 dernières minutes sont un peu brouillonnes. Entre un alley-oop de Nikola et une faute anti-sportive de Bojan, le jeu est décousu et les supporters –et probablement les joueurs– de Gravenchon sont depuis longtemps résignés. A 62-93, le public –et probablement les joueurs– se demandent si la barre des 100 points sera atteinte. 65-97 puis sur un 65-98… mais non, le score final est de 70-98

Après les 99 points marqués à Amiens, puis les 91 points face à Poissy et les 124 points à Giberville, l’URB score une nouvelle fois 98 points. Que faut-il en déduire ? Au minimum que l’URB fait le spectacle lorsque les défenses sont lâches.

Les prochains matchs se joueront à Rennes ou à proximité : réception de Gennevilliers samedi 9 février, avant le 16e de finale de coupe de France à Bréal sous Montfort le 16 février, puis la réception de Fougères le 22 février et celle de Loon Plage le 2 mars.

Le prochain déplacement sera le 9 mars à Juvisy.